Grève sur le RER B Pourquoi !

Colère et indignation !

Jeudi 9 Octobre 2014

  Philippe Juraver, Secrétaire national aux entreprises et luttes sociales

Les conducteurs RATP de la ligne B du RER sont victimes de harcèlement depuis quelques mois avec la mise en place d’une nouvelle forme de management (Fiches, sanctions, humiliation, etc). La médecine du travail se dit trés préoccupée. Ce qui a pu déclencher leur colère est d’une part le décès d’un de leur camarade, conducteur du terminus Robinson. Ce camarade subissait des brimades depuis quelques semaines. Quelques instants avant l’accident de moto où il a trouvé la mort, il était entré dans une grande colère devant son supérieur hiérarchique. Ses camarades ont du intervenir tellement sa colère, si légitime soit elle, paraissait pouvoir l’anéantir.. Puis le jour de l’enterrement est arrivé. Plus de 100 conducteurs de la ligne étaient présents. La famille du camarade décédé a refusé catégoriquement que la direction de la RATP assiste aux obsèques. La direction s’est déplacée tout de même prétextant qu’elle se déplaçait comme elle le voulait, où elle l’entendait. Il y a eu forcément des réactions d’humeur et la direction s’est résignée à quitter les lieux, bien malgré elle.

Depuis plusieurs années, un climat délétère règne sur la ligne B du RER. La direction n’a pas le financement nécessaire pour moderniser la ligne. La ligne B souffre d’une direction Bicéphale (RATP/SNCF) pour gérer au quotidien une circulation des trains. Les usagers sont considérés comme de simples clients. Alors, les salariés sont devenus tantôt des souffre douleur, tantôt des variables d’ajustement économique. Le malheur dans tout cela est qu’en faisant pression sur les conducteurs, si les horaires sont davantage respectés, l’erreur humaine peut subvenir à tout moment. La sécurité ferroviaire est engagée.

En conclusion, les conducteurs font grève pour dénoncer le comportement de leur direction, un management insupportable, une politique d’entreprise primant la performance et la compétitivité au dépend de la sécurité ferroviaire et de leur propre santé.

Que dire de l’absence totale de reconnaissance des organisations syndicales ? La direction a réussi malgré elle à unir l’ensemble des organisations syndicales contre elle.

De la dignité et de la considération ! Le parti de Gauche soutien ces femmes et ces hommes qui tous les jours, dans des conditions difficiles assurent un service public dans l’intérêt du plus grand nombre.

Comme le dit jean luc Mélenchon « si les puissants n’ont plus peur de la gauche édentée par Hollande, ils ont plus peur que jamais du peuple. »

Ensemble construisons les convergences de luttes nécessaires afin de rétablir plus de justice sociale dans le monde du travail.

 

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Date de dernière mise à jour : 09/10/2014