Charte des listes de l’opposition de gauche en Essonne

Dans nos communes, la vie du grand nombre est toujours plus dure. C’est la conséquence d’un modèle de société qui considère toute limite au profit comme une « charge » ou une « rigidité » à abattre et fait de l’austérité et de la compétitivité les valeurs suprêmes. Heureusement, ce n’est pas une fatalité. Pour peu que l’on s’attaque à cette logique dominante, il est possible de changer la vie dans le bon sens ! Telle est notre ambition.

Nous ne nous contentons pas de déplorer le productivisme et les politiques d’austérité qui dégradent la planète et aggravent les inégalités. Nous ne nous bornons pas à regretter que ces choix continuent aujourd’hui au gouvernement après l’élection de François Hollande. Nous nous opposons à cette politique. Si nous l’emportons, nous ferons de nos communes des territoires de résistance.

Cela impose d’en finir avec le chacun pour soi. L’austérité conduit à mettre les territoires en concurrence. Elle nous condamne à nous battre entre nous pour attirer des investissements et des emplois de plus en plus rares. « Diviser pour mieux régner » pourrait être son slogan. Nos listes choisissent à l’inverse de résister ensemble et de se rassembler autour des engagements suivants :

  1. Nous agirons dans chacune de nos communes contre la catastrophe écologique qui s’avance. Nous encouragerons la relocalisation de l’activité, les circuits courts, les commerces de proximité, la production agricole dans nos villes, ce qui sera aussi générateur d’emplois. Nous prendrons des mesures volontaristes en faveur de la biodiversité. Nous intégrerons systématiquement les exigences environnementales dans tous les programmes d’aménagement, d’urbanisme et de construction. Nous combattrons les projets d’expérimentation, d’exploration et d’extraction d’huile de schiste, quelle que soit la méthode utilisée.

  2. Nous défendons un aménagement équilibré du territoire. Nous nous opposons aux pôles de compétitivité qui le spécialisent, multiplient les déplacements contraints, soumettent l’organisation de l’espace aux investissements privés. Nous combattrons donc les projets d’aménagement du plateau de Saclay en l’état et du Grand Stade de Rugby. Nous agirons pour que l’avis des populations locales et leur bien être soit pris en compte. Nous nous mobiliserons pour que l’investissement public aille en priorité aux services structurants actuellement délaissés comme le RER et les bus et pour un aménagement du territoire qui ne soit plus générateur de longs déplacements motorisés.

  3. Nous nous mobiliserons face à chaque recul des services publics utiles aux habitants. Nous ne nous résignons ni à la dégradation de l’école publique, ni au démantèlement de l’hôpital, ni à l’insuffisance de places en crèches, ni à la réduction annoncée du nombre de quartiers en politique de la ville qui mettrait en péril de nombreuses actions sociales et associatives en Essonne.

  4. Nous agirons pour la maîtrise publique sur les biens communs et services essentiels : eau, cantines, déchets… Nous remunicipaliserons les services publics actuellement sous délégation privée. Nous voulons ainsi démocratiser leur gestion et la rendre compatible avec les exigences écologiques de notre temps. Nous récusons la soumission des politiques publiques aux intérêts privés et notamment la procédure des partenariats publics privés dont l’hôpital sud francilien a montré la nocivité. Nous travaillerons à améliorer l’accès au service public, en développant notamment sa gratuité.

  5. Nous agirons dans nos villes pour renforcer la participation populaire, indispensable pour faire prévaloir l’intérêt général dans les politiques locales. Nous lutterons contre les pratiques clientélistes et serons intraitables face aux conflits d’intérêt générateurs de corruption.

  6. Nous combattrons la privatisation rampante des services publics locaux qui se dissimule derrière la réforme territoriale et les prétendues « économies » qui en sont attendues. Nous refusons la dérive autoritaire qui accompagne cette politique comme la mise en place d’une métropole non élue et les fusions forcées d’agglomérations.

Date de dernière mise à jour : 27/01/2014