Soutien aux salarié-es - Massy

Quand un employeur veut licencier un représentant syndical qui défend une salariée victime de harcélement sexuel !

Jeudi 26 octobre a eu lieu à Massy, au siège de l´entreprise Adrexo, l´entretien préalable de licenciement de Rachid Oxxxxxxxx représentant syndical SUD qui a osé soutenir une salariée de l´entreprise victime de harcèlement sexuel.

De nombreux-ses syndicalistes SUD et des membres de la France Insoumises de Massy et du département étaient présents pour soutenir les victimes et dénoncer une situation, qu´on aimerait dire d´un autre âge mais hélas plus que dans l´air du temps.

Courant septembre Mado soutenue par ses camarades SUD et ses collègues porte plainte à la gendarmerie pour harcèlement sexuel par un de ses supérieurs hiérarchiques. Elle demande l´intervention du CHSCT de l´entreprise sur la situation et alerte la direction.

Face à l´inaction de la direction Rachid rappelle les obligations de la direction de constituer une commission d´enquête.

Le lendemain Rachid apprend par le président Adrexo qu´il est mis à pied avec interdiction d´accès à son lieu de travail avant sa convocation pour un entretien préalable de licenciement. La raison évoquée est sa possible participation à des malversations au sein de l´entreprise. Une heure après la mise à pied de Rachid, le même président annonce par mail à l´ensemble des employé.e.s le remplacement de Rachid par l´harceleur de Mado.

Mado a fait jouer son droit de retrait et a arrêté depuis un mois ses activités au sein d'Adrexo, sans pour autant avoir été informée de ses droits et avoir été accompagnée par son entreprise. Elle a été interrogée une à deux fois dans le cadre de sa plainte et la mesure de licenciement à l´encontre de Rachid. Son harceleur est quant à lui toujours à la tête du centre de Bondoufle.

Au cours de l´entretien qui a duré près de 2 h 30, les liens entre les charges à l´encontre de Rachid et la défense des droits de Mado ont été dès les premières minutes balayés par la direction. Cependant, il n´a plus été, pendant 2 h 30 le cas d’une malversation mais de dysfonctionnement de management vis à vis de 2 employés syndiqués, à qui trop d’heures de travail auraient été payées.

Le laps de temps entre la mise à pied et l´entretien, le déroulement de celui-ci montrent l’absence de charge contre Rachid et un lien clair entre la dénonciation du délit de harcèlement et la mise à pied de Rachid.

Comme Rachid l´a rappelé de façon claire et lucide, à la fin de l´entretien remettant en cause son travail, l´enquête sur son cas a été un moyen pour la direction de faire diversion sur le vrai problème à savoir la souffrance d´une victime de harcèlement sexuel et le soutien publique de la direction vis à vis d´un harceleur même-présumé.

 

Date de dernière mise à jour : 07/01/2018