Au service du peuple

Extrait de « L’Heure du Peuple » n° 1538 du 01-09-2017

La France insoumise a réussi sa rentrée. Ses amFls d'été à Marseille auront été un grand succès politique, intellectuel, militant. Avec 3000 participants, 41 ateliers, 35 conférences et 104 invités, c‘est incontestablement le plus gros rendez-vous politique de la rentrée tous courants idéologiques confondus. Reconnaissons que la concurrence n'était pas très rude : la République en marche n’a pas osé, le PS et le FN y ont renoncé, LR s'éclate en nouvelle guerre des chefs.

Mais la percée insoumise du printemps est confirmée et s'ancre durablement. Tant pis pour les persifleurs ennemis ou aigris. La France insoumise fait la démonstration de sa richesse et de sa capacité a agréger là ou tant de partis se désagrègent. C’est la force du mouvement, c'est-à-dire du programme l’Avenir en commun, soutenu par 7 millions de suffrages en avril. C’est la force d‘un demi-million d'insoumis. C’est la force de ceux qui agissent !

La rentrée est d'autant mieux réussie qu'il n'y a pas eu de sortie, même pendant l‘été. C’est que |'insoumission est une méthode globale, permanente. A l’Assemblée, le groupe parlementaire s'est imposé comme la principale opposition au macronisme. Dans les quartiers, les caravanes ont semé les germes de la mobilisation à la base contre les ordonnances sur le code du travail. Le 12 septembre, les insoumis, parmi lesquels figurent de très nombreux syndicalistes, gonfleront les cortèges des manifestations syndicales. Le samedi 23 septembre, la marche nationale à Paris contre le coup d'État social sera un peint d'appui décisif face au libéralisme macronien. Elle peut devenir la marche de toutes les insoumissions.

Mais l’horizon de |‘insoumission est bien plus grand. Là où certains battus du printemps réfléchissent déjà à leurs prochaines tambouilles peur survivre aux élections de 2019 ou 2020, la France insoumise propose un autre défi. Il ne s’agit pas seulement d'être l’opposition mais bien l’alternative. Le but n‘est donc pas de grossir les rangs d'une coalition condamnée à la minorité à perpétuité mais de forger chaque jour |'outil peur dégager Macron le moment venu. Et pour le remplacer par une force populaire, sociale, écologiste et démocratique, c'est-à-dire républicaine.

L’ambition c'est de gouverner.

Chaque jour doit en être une préparation individuelle et collective. Dans la réflexion et la discussion comme à Marseille. Mais surtout dans |'action comme les 12 et 23 septembre. La chemin est tracé. Il suppose de savoir se fondre dans le peuple pour se mettre à son service et l'aider à sa mobiliser par lui-même, pour régler les problèmes, petits et grands. C’est la condition du succès de septembre comme des années qui viennent.

Matthias Taval

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